Sensibiliser les plus jeunes

Pour sensibiliser les plus jeunes, la Voie du Jardinier intervient dans les écoles et les centres de loisirs depuis de nombreuses années maintenant. Un domaine se développe tout  particulièrement,  c’est celui de l’alimentation durable. C’est avec la commune de Bussy Saint Georges que ces ateliers ont pu se mettre en place et qu’ils se renouvellent tous les ans, depuis quatre ans.

Alimentation mise à part, c’est surtout pour l’animation de jardins pédagogiques que je suis sollicité en milieu scolaire. Cependant, il faut bien l’avouer, avec la crise sanitaire, tout ce pan d’activité s’est effondré en 2020 et a eu beaucoup de mal à reprendre. C’est assez logique, les programmes pour les jardins s’inscrivent sur plusieurs saisons, si on en rate une à cause d’un confinement, c’est tout le projet qui tombe à l’eau. L’incertitude a donc maintenu les projets dans les cartons. Les ateliers sur l’alimentation durable, eux, sont ponctuels, donc facilement déplaçables et reprogrammables si besoin. Aujourd’hui pourtant, le jardin pédagogique en milieu scolaire redémarre avec un beau projet dans une école à Serris. Six classes vont se succéder dans un tout nouveau potager pédagogique à partir de ce mois de mars 2022.

Le potager pédagogique

Le nombre d’enfants dans une classe est élevé. Et ce nombre est inconciliable avec une activité de jardin car les jardins en école sont souvent tout petits. Vingt quatre enfants autour de quelques mètres carrés de jardin, ça rend compliqué un atelier où il faut les occuper pendant une heure ! Alors, il faut trouver des solutions. Il n’est pas envisageable d’intervenir seul avec une moitié de classe, l’autre moitié restant en classe avec l’enseignant(e). En effet, dans une école, les enfants restent sous la responsabilité de leur enseignant. Alors, comment faire ?

Et bien on divise la classe en deux. Tout le monde va dehors. Une partie sur le jardin avec l’animateur, et l’autre partie avec l’enseignant(e). Les enfants qui sont avec l’enseignant(e) font un jeu en rapport avec le thème de l’atelier. L’enseignant(e) a tous les éléments en mains pour occuper son groupe, pendant qu’on peut jardiner un peu plus à l’aise avec l’autre groupe, à quelques mètres. Et puis, on ne fait pas que du jardinage ! On en profite pour sensibiliser à la biodiversité, à l’écologie… Dans la mesure du possible, on essaie d’inscrire le contenu des ateliers avec les projets pédagogiques des enseignant(s).

Les ateliers « Goût et équilibre », ou « Les amis du jardinier »

Les ateliers « Goût et équilibre » sont des ateliers sur l’alimentation durable. Ils permettent d’éveiller les enfants aux liens qui existent entre leur alimentation et l’environnement. Ces ateliers sont également une sensibilisation au bien vivre alimentaire.  Cela les amène à réfléchir à ce qu’ils mangent tout en prenant soin de leur santé et en se régalant. Ces ateliers permettent de mettre un nom sur les différents goûts (sucré, salé, amer…). Pour ce dernier point, ce n’est pas toujours évident à mettre en œuvre quand les groupes sont très nombreux, avec parfois plus de deux classes rassemblées.

Les « Amis du jardinier« , sont des ateliers destinés à découvrir la biodiversité. A travers tout un ensemble de jeux, on cherche à montrer les liens qui existent entre un animal, une plante, un milieu… On découvre ainsi ce qu’il faut faire pour développer la biodiversité dans son jardin ou sur son balcon ! Il s’agit aussi de « dédramatiser », l’image que certains enfants ont des animaux sauvages, des insectes notamment. Le rôle des limaces, des guêpes, des frelons et autres bêbêtes inquiétantes est expliqué. A la fin de l’atelier, même s’il convient de se méfier de ceux qui piquent, les enfants sont beaucoup plus compréhensif vis à vis de tous ces petits êtres, finalement bien utiles.

En tout cas, ces ateliers de sensibilisation marchent bien et c’est un soulagement de voir redémarrer les potagers pédagogiques en milieu scolaire ! Les enfants d’aujourd’hui seront les adultes de demain. Gageons que les sensibiliser le plus tôt possible à leur environnement naturel leur permettra de mieux le comprendre.  Mieux compris, il leur sera alors sûrement plus facile de trouver les moyens d’y vivre en harmonie.

 

 

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