Jardin, premier bilan de l’été, août 2022

Voilà un été 2022 bien chaud et sec ! Depuis juin, les vagues de chaleur se succèdent associées à un déficit en pluie assez important. La sécheresse sévit et soumet les plantes et tout le jardin à rude épreuve. Heureusement, ici, sur le Jardin d’épices, nous avons eu de la chance. En effet, de gros orages ont permis de surmonter les périodes les plus critiques.

Du côté du potager
Une récolte…

C’est pas trop mal de ce côté. Les récoltes sont correctes, sans plus, la sécheresse est bien là en ce mitan d’été. Il y a beaucoup d’avortements au niveau des courgettes, mais les récoltes se maintiennent malgré tout. Pour les poivrons, j’ai testé une nouvelle variété (Oda) en plus de mes classiques poivrons doux longs des Landes. Pas terrible du tout pour la variété nouvelle. Je reste sur ma valeur sûre et je ferai l’an prochain davantage de poivrons doux des Landes qui produisent toujours très abondamment. Pour les aubergines, deux variétés nouvelles (Dourga et Slim Jim) pas terribles du tout.  Je me suis fié à l’avis du maraîcher qui me les a vendues… elles marchent sûrement bien chez lui, mais pas ici ! J’ai voulu être aventureux cette année, on ne m’y reprendra pas. Je regrette ma blanche à œufs, si productive et que je n’ai pas fait cette année.

Sinon, pour le reste, c’est pas mal : les tomates donnent bien, les concombres Marketmore sont comme d’habitude bien productifs ; pas mal aussi les concombres russes. Les choux poussent bien (Bruxelles, Brocoli, rouges, de Milan, Daubenton), comme les patates douces, les betteraves, les haricots… Certes, il a fallu arroser pour maintenir le niveau des récoltes, mais ça valait le coup ! Le paillage au foin, et plus généralement la couverture permanente du sol, commence à porter leurs fruits. C’est assez sensible, pour les choux notamment, qui ne donnait rien en période de canicule il y a quelques années. Cette année, malgré les coups de chaud répétés, tous les choux poussent et poussent très bien, sans qu’il soit besoin de les arroser de manière déraisonnable. Et puis les pêchers plantés dans le potager commencent à bien l’ombrager aux heures les plus chaudes, ça aide !

Quelques valeurs sûres pour la région : poivrons doux long des Landes, aubergines rondes blanches à œufs, concombres Marketmore, concombres russes.

Du côté du verger
Les réserves pour l’hiver

Là, c’est excellent ! Il  n’y a pas eu de grosses gelées de printemps, donc il y a une grande abondance de fruits. Tous les fruits sont pour l’instant au RDV. Les fraises, les framboises, les mûres, les cerises, les prunes, la rhubarbe (2ème récolte), les noisettes. La récolte de figues, pommes, poires, et raisin promet d’être excellente. Nous avons également eu notre première récolte d’amandes. Un petit saladier, de quoi nous régaler de délicieuses amandes fraîches. Tout ça est soit consommé directement, soit transformé (confiture, compote, fruits au sirop) pour nous constituer de bonnes réserves hivernales. Les abondantes pluies d’orage que nous avons eu durant l’été ont évité que beaucoup de fruits ne tombent.

Comme vous pouvez le voir sur la photo, nous ne manquerons pas de réserves ! Niveau fruit, c’est un été réjouissant.

Du côté du jardin ornemental
Massifs ombragés aux heures les plus chaudes

Là, c’est très contrasté. Les massifs bien ombragés s’en sortent très bien. L’ombrage associé à de bons paillages a considérablement limité les dégâts. Il faut dire aussi que cela fait maintenant quelques années que je déplace les plantes les plus sensibles aux ardeurs du soleil et cela finit par porter ses fruits. Pour les massifs les plus ensoleillés, là par contre, plus rien ne tient, sauf les plantes xérophytes. Quand je pense que pendant des années y ont prospéré des phlox, des rudbéckias, des monardes… Tou ça, c’est bien fini. Désormais, ce sont des phormiums, des yuccas, des kniphofias qui prennent le relais. Même les asters commencent à déclarer forfait.

La roseraie… qui n’en est plus une

Sur la roseraie… le message est clair : ce ne sera pas une roseraie ! Le projet de départ, c’était pourtant bien une roseraie, avec beaucoup de rosiers, d’iris, d’hémérocalles… La moitié des rosiers est en grande souffrance, comme les hémérocalles. J’ai donc commencé à déplacer tout ça. Les massifs près de la maison se densifient, ceux de la roseraie se dépeuplent. La roseraie devient année après année un jardin méditerranéen. Les hélichryses, les kniphofias, les lavandes, les thyms et sarriettes, les hélianthus (salicifolius) se partagent le terrain avec les solidages et les gauras, au milieu des oliviers, grenadiers, pêchers et abricotiers. C’est ainsi… Mais comme il n’est pas question d’arroser cette partie, il n’y restera que ce qui résiste. A noter aussi l’excellent comportement des agapanthes umbellatus (à bien pailler l’hiver), contrairement aux variétés caduques plus rustiques qui ont beaucoup plus de mal à fleurir sans arrosage (ici en tout cas).

A retenir donc :  les plantes qui résistent parfaitement au chaud et au sec : gauras, kniphofias, hélichryses, lavandes, thyms, sarriettes, hélianthus salicifolius et solidages, agapanthes umbellatus.

Pour conclure : depuis quelques années on modifie le jardin. Paillage constant, plantation d’arbres, d’arbustes pour ombrager, choix des végétaux…Tout cela commence à porter ses fruits. Cet été 2022, bien que chaud et très sec n’a pas, pour l’instant causé de gros dégâts sur le jardin et les récoltes sont très satisfaisantes. Cependant, rendons grâce aux orages qui ont apporté de bonnes pluies bienfaisantes pendant l’été.

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